
Coucou,
Je vous retrouve aujourd’hui pour faire un petit peu le point par rapport à tout ce qui se passe dans ma vie actuellement. Je vais surtout revenir sur deux gros points : Où en sommes-nous avec notre parcours « PMA » ? et Rééquilibrage alimentaire.
Première partie : Où en sommes-nous avec notre parcours « PMA » ?
Comme vous l’aviez vu en début d’année 2023, j’étais revenue de manière plus assidue (ou presque) sur le blog. J’étais très motivé à écrire et à vous partager mon expérience « PMA » aux USA. Or, début Avril 2023, tout s’est un peu effondré pour moi. Mon mari n’était plus trop sûr de ce qu’il voulait vraiment et lors de notre rendez-vous avec notre docteur du centre de fertilité, il m’a demandé plus de temps pour réfléchir. Je ne m’y attendais pas du tout et encore moins devant le docteur. Je me suis senti très bête.
Au-delà de ressentir une sorte de honte, que cela se soit passé devant le docteur, je me suis sentis trahi, blessé. Pour moi, nous étions enfin sur le point de concrétiser un rêve que je pensais que nous partagions. Mais je me suis pris une grosse claque en réalisant que cela n’était pas vraiment le cas.
Mon mari m’a donc demandé du temps, ce que je lui ai accordé. En en parlant avec sa thérapeute, il est arrivé à me dire qu’il ne fallait plus que je lui parle de cela et qu’il me donnera une date, qu’il choisira, pour me donner une réponse définitive. Cela a été extrêmement difficile pour moi de devoir être réduite au silence et de devoir attendre de savoir quel tournant ma vie prendra.
La pression est donc montée et le temps que lui prend sa décision, moi, j’ai aussi beaucoup réfléchi. Je lui avais dit que s’il ne voulait plus avoir d’enfant, je pouvais respecter son choix, mais que vous je ne pourrais pas sacrifier cela pour moi. Je veux avoir un enfant et être maman depuis que je suis ado, je ne peux pas renoncer à cela, même si je l’aime. Qu’il devra accepter cela également et que, comme ce sont deux options sans juste milieu, la seule option sera le divorce et la séparation. Chose qu’il a pris comme un ultimatum, même si cela n’en est pas un. C’est juste normal que si les deux ne veulent plus la même chose, qu’ils prennent des chemins différents. Je ne veux pas qu’il se force à devenir papa s’il n’en a pas envie, comme lui ne peut pas me forcer à renoncer à ce désir d’enfant.
Je suis passé et je passe toujours par des montagnes russes d’émotions. Dès que j’ai l’impression qu’il est favorable, je commence à en reparler et il se braque de nouveau. Du coup, à chaque fois, je redescends de haut. En attendant, cette situation m’ouvre petit à petit les yeux sur ce que je veux vraiment et ce que je ne veux pas/plus.J’ai beaucoup réfléchi et j’ai réalisé que je suis celle dans le couple qui a toujours fait les concessions, les choix difficiles, et celle qui, étant jeune lorsque nous nous sommes rencontrés, a toujours dit » Amen » à tout. Je ne m’en suis pas rendu compte avant tard dans notre relation. Lui était plus vieux, je venais vivre chez lui, je m’ajoutais à sa vie sans repères dans un pays qui n’était pas le mien avec une langue que je ne maîtrisais pas énormément.
Je l’ai expliqué à plusieurs personnes, et je ne me souviens plus si je l’ai fait ici mais, je ne reproche en rien les concessions que j’ai faites pour être avec lui, il ne m’a pas forcé à les faire, c’étaient mes choix. Mais, j’ai quand même, quitter ma famille, mes amis, mon pays, ma langue, mes repères, ce qui m’a fait rater tellement de moments familiaux importants comme les mariages, les naissances, mais également les dernières années de vie de mon grand-père, son enterrement, etc. Les premières années de vies de ma nièce et mon neveu. Les gens vieillissent et je ne le vois pas et lorsque je rentre c’est la grosse claque. Tout cela pour en arriver là, avec un avenir incertain.
Je n’en ai pas beaucoup parlé mais cela fait 8 ans (je crois), que mon mari traverse une dépression, qui c’est encore plus aggravé avec Covid. Il nous a coupé de tout le monde, même de sa famille. Nous ne sortions plus (il s’est remis à sortir que récemment et sans le masque uniquement depuis 1 semaine), mais il n’est pas prêt encore à revoir du monde, les amitiés ne l’intéressent plus. Alors, comment voulez-vous vous que j’envisagerai une seule seconde de renoncer à la maternité pour cette vie qui ne me convient plus et dans laquelle je reste parce que je l’aime.
J’estime au jour d’aujourd’hui, avoir fait beaucoup pour notre couple et je ne peux pas, et ne veux pas, renoncer à devenir maman parce qu’il aura décidé qu’il ne souhaite plus en avoir. Si je restais se serait trop difficile, soit on s’engueulera tout le temps et on arrivera par divorcer (et je serais à court de temps) ou pire pourrait m’arriver (quitter ce monde), et je ne veux pas prendre le risque d’en arriver là. Je souhaite mettre toutes les chances de mon côté pour réaliser ce rêve.
Du coup, je suis passé et je passe encore par des moments extrêmement difficiles tant que je n’ai pas de réponse de sa part. Je devrais en avoir une définitive le 27 Août (notre anniversaire de mariage, 13 ans cette année), ou avant puisque nous avons rendez-vous tous les deux avec sa thérapeute le 31 juillet.
En tout cas, une chose est sûre, ce temps qu’il m’a demandé pour réfléchir m’a permis de confirmer ce que je veux vraiment. Je suis prête à affronter un parcours PMA toute seule, à organiser un retour en France seule avec un bébé (et si dieu le veut bien, avec notre lapinou), de recommencer une vie en France à zéro, etc. Tout cela me fait peur, mais je suis prête à l’affronter. J’ai peur de me planter et de rendre la vie de mon enfant difficile, j’ai peur qu’il m’en veuille un jour de ne pas avoir de papa biologique, mais je dois faire avec ce que je ressens et ce qui compte pour moi aujourd’hui.
J’ai eu beaucoup de réactions partagées de la part de gens sur les différents forums ou groupes, sur lesquels j’ai essayé d’avoir des conseils. Cela allait de ceux qui m’encourageaient à ceux qui pouvaient comprendre, mais j’ai également eu beaucoup de retour négatif du style « Avoir un enfant c’est égoïste », « on ne fait pas un enfant pour soi », « un enfant cela se fait à deux », « c’est dégueulasse pour ton mari d’arrêter 12 ans de mariage pour avoir un bébé toute seule », etc. Et j’en passe.
J’aurais aimé (et j’ai toujours espoirs), avoir un enfant avec un homme que j’aime et qui m’aime également. Malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance, et d’après ce que je peux voir en faisant mes recherches, de plus en plus de femmes font des enfants seules.
En tout cas, voilà où nous en sommes. Nous essayons de vivre cordialement l’un avec l’autre le temps que j’ai sa réponse définitive.
Que va-t-il se passer si monsieur dit non ?
S’il dit non, j’entamerai une procédure de divorce. Une fois le divorce prononcé je continuerai une procédure de « PMA » en solo aux USA. Ensuite plusieurs options seront envisageables :
- Une fois enceinte, si la grossesse n’est pas à risque, je pourrais rentrer pour accoucher en France et prendre mon congé maternité en France, mais le souci avec cela, c’est que je devrais rentrer aux USA plusieurs semaines pour démissionner et fermer mon compte en banque. etc. Je n’aurais pas non plus la sécurité sociale ou une mutuelle en France alors qu’ici (USA) j’aurais toujours mon assurance santé.
- Rester aux USA toute la grossesse et accoucher ici, prendre mon congé maternité (si je peux le faire) avant de démissionner et rentrer vivre en France. Cette option me permettra de continuer à être payé et sous mon assurance maladie américaine. Seul inconvénient, je ne sais pas où je pourrais rester loger, le bébé sera américain et par conséquent cela engendrera plusieurs choses à faire avant de quitter le territoire et aussi cela me fera partir bien plus tard puisqu’il faudra faire la déclaration de naissance auprès de la France et la demande de passeport. Tout cela seule.
- Rentrer en France et faire mon parcours PMA en France. Mon souci avec cela c’est que c’est très long. Il faudra aussi que. je trouve un travail avant de pouvoir le faire, que je me remets dans le système, etc. Alors qu’ici je peux continuer à travailler, utiliser mon assurance maladie et le processus est beaucoup plus rapide.
Comme vous pouvez le voir, je suis un peu perdu avec toutes ces options. Rajoutez à cela une hypersensibilité et une forte empathie pour les autres (dans ce cas de laisser mon mari seul), c’est extrêmement difficile pour moi à gérer ces derniers temps. MAIS, je sais que je suis prête à tout faire pour avoir un enfant.
Je vous tiendrais bien évidemment au courant de l’évolution de tout cela.
Deuxième partie : Rééquilibrage Alimentaire.
J’ai remarqué que beaucoup de personnes viennent sur mon blog pour consulter les anciens articles « rééquilibrage alimentaire » (Merci beaucoup). Ils ne sont pas mauvais en soi, mais, comme je suis une mangeuse émotionnelle, et que je suis hypersensible, j’ai vite arrêté, ensuite repris et ensuite arrêté. Ces derniers mois j’avais arrêté à cause de la situation avec mon mari et j’ai repris tous les kilos que j’avais perdus. Parce que la situation est difficile.
Après quelques examens sanguins, il a été confirmé une nouvelle fois que je suis pré-diabétique, du coup je vais devoir faire un rééquilibrage alimentaire basé sur cela mais également sur le fait que j’ai un souci de thyroïde (hypothyroïdie). Du coup, je vais devoir modifier tout cela. Je vais laisser les articles parce que en soi ils peuvent être toujours bons à suivre, mais, je vais en créer des nouveaux par rapport au fait que j’ai du prédiabète. Du coup, beaucoup moins de sucré, ce que je voulais diminuer de toute façon, même si je n’avais pas de prédiabète.
Je vais donc partager avec vous des conseils et des recettes basés sur une grosse diminution d’apports en sucre, en féculents … Je rentrerais plus en détail sur tout ce que je vais faire dans des articles bien dédiés au fur et à mesure de mon apprentissage et de mon expérience.
Voilà un peu pour les nouvelles du moment.
Je vous retrouve très vite.
Bisous,
Pauline

Répondre à Pauline D. Annuler la réponse.