La pression de notre société.

Coucou tout le monde,

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler un peu de la pression que je ressens depuis que je suis marié, que nous sommes propriétaires et surtout depuis que j’ai passe la trentaine.

Qu’est-ce que la norme ?

J’ai vu passer sur les réseaux sociaux plusieurs vidéos ou d’articles sur le fait que les gens ressentent de plus en plus la pression de la société et n’arrivent pas toujours à vivre avec cette forme de jugement. Si l’on écoute tout le monde, le chemin à suivre serait le suivant :

18 ans : Avoir le bac et faire des études supérieures afin d’avoir un bon travail.

20/22 ans : Être en couple, se marier et avoir un job qui paye bien.

22/25 ans : Être définitivement marié, et avoir son premier enfant.

27/30 ans : Être propriétaire, marié et avoir un deuxième enfant.

30 ans : Avoir toutes ces choses sinon nous ne sommes pas normaux.

35 ans : Définitivement pas normal de ne pas avoir d’enfant, l’horloge biologique tourne.

36/40 ans : Cela va être difficile d’avoir un enfant. Tu as une date d’expiration.

40 et + : Euh trop tard tu as raté ta vie. Game Over.

Et j’en suis où moi ?

J’ai aujourd’hui 32 ans, j’en aurait 33 en Septembre et je n’ai toujours pas d’enfant. J’ai souvent la question de « Quand est-ce que vous allez vous y mettre ? » ; « Vous ne voulez pas d’enfants ? » dès qu’une grossesse est annoncée dans mon entourage. Lorsque cela touche mon frère et ma sœur qui sont plus jeunes que moi, je fais face à des questions ou commentaires du style « Mince tu n’es pas la première », « Pas trop déçu de ne pas être la première ? », « Tu le prends mal de pas être la première ? Cela doit te mettre une grosse claque », « Toutes tes amies en couple après toi ont toutes des enfants, voir même plus d’un et toi toujours rien » Comme ci avoir un bebe était une course !

A tout cela je réponds que : Nous sommes tous différents, avec des vies différentes, des envies différentes … Certains ont même des soucis plus importants que d’autres. Tout ne peux pas forcement se faire dans les normes décidées par la société actuelle.

Nous sommes tous différents !

Ce poste risque de partir un peu dans tous les sens. Je vous parle des sentiments que j’ai par rapport à tout cela et du coup, je ne pense pas pouvoir faire cela en parties bien précises. Je m’en excuse en avance.

Je ne peux pas parler pour tout le monde mais moi par exemple, j’ai toujours voulu être maman. Nous étions sur une bonne voie. En couple à 23 ans, marié 1 mois avant mes 25 ans, propriétaires à 27 ans. Tout semblait (encore une fois selon la société) prendre son cours normalement. La prochaine étape était le bebe. Malheureusement mon mari a eu un accident de voiture qui, depuis a changé notre vie. Pas de blessures physiques, mais depuis il est tombé en dépression et à des crises d’anxiété qu’il n’arrive plus contrôler et qui l’empêche de retrouver le cours de sa vie. Il essaye mais c’est difficile et cela fait 3 ans et demi qu’il est comme ça.

Il ne se voit pas avec un enfant pour le moment dans ces conditions-là. Il n’arrive pas à dormir, à manger sans avoir de crises … alors il ne se voit pas encore papa. La conversation est venue plusieurs fois sur le tapis à savoir s’il voulait vraiment un enfant ou pas. Il veut un enfant mais a juste peur de ne pas pouvoir être un bon père dans ces conditions. Nous nous donnons encore cette deuxième partie de l’année 2019 pour essayer de faire en sorte qu’il remonte la pente et nous essayerons en fin d’année, début 2020.

Ma vie est différente de celle de mes amis et de ma famille. J’ai tout quitté à 22 ans pour voir autre chose et également pour me trouver. Du coup, lorsque mes amis ou ma famille étudiaient, commençaient leurs vies de couples, leurs vies d’adultes (boulot, quitter le nid familiale …)  … moi je découvrais un autre pays, je voyageais. Après avoir rencontré mon mari, et après notre mariage, il m’a fallu un gros temps d’adaptions à mon nouveau pays, ma nouvelle vie, ma vie de couple … Mon mari n’étant pas riche, j’ai dû trouver un travail très vite une fois mon autorisation de travail acceptée. Et nous avons appris à vivre ensemble. Lorsque vous découvrez un nouveau pays, une nouvelle façon de vivre, vous profitez un peu avant de vous décider à avoir un enfant.

Un passé qui définit notre futur ?

Mon mari ayant grandi dans la pauvreté, avait une vision très précise d’où il voulait être lorsqu’il aurait un enfant. Il ne voulait pas faire subir à son enfant ce que lui a subi en vivant dans une famille pauvre aux USA.  Il a beaucoup travaillé pour en arriver où il est aujourd’hui. Il avait commencé son nouveau travail (il y est toujours aujourd’hui), la même année de notre rencontre. Donc contrairement aux trois quarts de ses amies de l’époque, il commençait enfin à avoir une vie d’adultes à 32 ans. Ici, si vous ne commencez pas à mettre des sous de cote très jeune, il est difficile de se construire une vie décente. Pas impossible, mais plus difficile. Du coup le plus tard vous commencez à économiser ici, le plus difficile la vie devient. Le moindre truc coute un bras et un Reims ici, donc vous pouvez rapidement vous retrouver dans le pétrin. Ceci est un autre deba, mais sachez qu’ici si vous n’avez pas préparé un minimum votre avenir financier, vous pouvez très rapidement dégringoler.

Le coût de la vie

Du coup, tout cela accumuler fait que comparer à des gens qui n’ont pas quitter leur pays, qui n’ont pas dû s’adapter à un autre environnement, un nouveau mode de vie … il est plus « facile » de se lancer dans toutes ces démarches d’avoir un enfant. Un bebe se « prépare » moins en France comparé USA. Ici il faut, comme en France, acheter tout un tas de choses pour son bebe. Mais contrairement à ici, un accouchement coute beaucoup moins cher, voir même rien du tout. Ici, avec une assurance sante que nous payons $400 par mois pour nous deux, un accouchement va nous couter entre $1500 et $3000.

Ensuite si tu travailles il faut trouver une nounou ou une crèche parce que nous n’avons aucune famille proche pour nous aider. Et cela coute dans notre coin entre $800 et $1500 par mois pour une crèche collective. Donc oui on n’est jamais près pour un bebe mais il faut un minimum pouvoir se débrouiller après son arrivée. Pour nous la question qui se pose pour le moment est : est-ce que j’arrête de travailler ou pas ? Parce qu’une grosse partie de mon salaire sera utiliser pour payer une nounou ou une crèche. Est-ce que ce serait mieux si on perd un peu d’argents par mois mais que c’est moi qui m’occupe de notre enfant ? Donc nous devons prévoir pour cela aussi si jamais c’est la décision que nous décidons de prendre.

Les crèches de notre coin n’ont pas très bonnes réputations et les nounous sont surcharger. Depuis que j’ai vu la nounou de notre quartier, nous avons peur de laisser notre enfant à quelqu’un d’autre toute la journée. (Elle passe sa journée sur Facebook, et les enfants ne sont jamais dehors). Ces personnes qui passent plus de 40/55 heures par semaines avec nos enfants les éduques. C’est un autre point qui me dérange, je veux élever notre enfant de la façon dont j’ai été élevé. Je veux apporter le plus de bonnes choses possibles à notre enfant et ce que je souhaite faire (manger sainement à la françaises par exemple), n’est pas toujours possible ici.

Mon dernier souci pour trouver une nounou c’est que je souhaite faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que notre enfant soit complètement bilingue. Si je suis loin 50+ heures par semaines, et qu’avec mon mari nous parlons anglais à la maison, notre enfant ne parlera jamais français. Et je ne veux pas que cela se produit et devient une barrière avec ma famille. Je serais très triste si notre enfant ne peut pas communiquer avec ma maman qui ne parle pas anglais du tout par exemple. Cela me briserait le cœur.

C’est pour cela que j’essaye le plus possible de développer mes projets avant la fin de cette année. Afin de potentiellement pouvoir me faire un petit revenu. Si je dois vraiment le faire, je toujours l’option de travailler à mi-temps le soir une fois que mon mari rentre du travail ou peut être garder un enfant la journée en plus du notre. J’essaye de voir toutes les options qui se présentent à nous. Si je n’ai pas le choix de continuer à travailler, je n’aurais pas le choix, mais nous ne pouvons pas nous lancer à l’aveugle dans tout cela.

Arrêter de se comparer !

En gros le plus gros point a tiré de tout cela, c’est qu’il faut arrêter de se comparer aux autres à cause des questions et remarques des gens. Il faut accepter que sa vie ou celle des autres sont toutes différentes. Et que ce n’est pas parce qu’un tel ou un tel peu faire ce pas, parce que c’est plus facile pour eux, que l’on doit se sentir mal parce qu’on est « en retard » pour encore une fois la société.

J’accepte que ma vie ne soit pas tout à fait ce don je rêvais, mais je ne laisse plus les autres me dire ce qu’ils estiment est bien ou pas bien. Je suis consciente que comme toutes femmes j’ai une date d’expiration et je n’ai pas besoin que l’on me répète cela tout le temps. Chaque chose arrive pour une raison et si nous n’avons pas encore d’enfants c’est que ce n’est pas le bon moment. Et si nous n’en auront jamais et bien je suis prête à faire face à cela au moment voulu.

En conclusion !

Je suis désolé pour ce post très brouillon, mais tout cela pour dire que mieux vos garder vos réflexions pour vous face aux gens qui ne « sont pas dans la norme », parce que cela peut blesser ceux et celles qui sont différents. Tout le monde n’est pas toujours en paix avec la situation dans laquelle ils se trouvent. Beaucoup n’ont pas fait le choix d’être dans la situation dans laquelle ils sont aujourd’hui. Par exemple, la personne qui est seule à plus de 30 ans parce qu’il/elle n’a pas encore trouvé sa moitié. Cela n’est pas une situation (pour la grande majorité du temps) désirée. Personne n’est destiné à vivre seul. Un couple sans enfants peu parfois simplement ne pas pouvoir en avoir un ou encore essaye mais n’y arrive pas. Ou peuvent même faire face à d’autres soucis qui font qu’ils ne sont pas encore à ce stade.

Merci pour votre compréhension sur ce sujet. Je ne fais pas cet article pour faire passer un message à qui que ce soit, j’ai « la chance » de pouvoir maintenant relativiser sur ma vie. Même si j’aimerais avoir un enfant demain, j’ai fait face à cela et j’arrive à ne plus me laisser toucher par les réflexions ou questions des autres. Parce que je sais où j’en suis et j’ai fait un peu le « deuil » de la situation. Cela arrivera si cela doit arriver et quand cela arrivera. Je ne vais plus essayer de forcer les choses ou de m’apitoyer sur mon sort. Je suis heureuse pour tous ceux et celles pour qui cela marche et qui ont des vies qu’ils aiment. Mais j’arrête de me laisser influencer par la société.

N’hésitez pas à me donner votre point de vue sur tout cela. Si vous souffrez également de cette situation, des jugements … je suis prête à vous écouter, il faut en parler, cela fait du bien. Sachez que ce n’est pas parce que vous n’êtes pas au même stade que les autres que vous n’êtes pas intéressant ou que vous ne valez rien. Personne ne peut vous juger ou vous définir parce que vous ne rentrez pas dans le moule de ce qu’ils estiment être la norme. Vous êtes qui vous êtes et vous valez beaucoup plus que ce que vous pensez. Vous êtes précieux ne l’oubliez pas.

Gros bisous et à très vite,

Pauline     

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